L'agglomération antique de Vendeuil-Caply
Historique des recherches
L’agglomération gallo-romaine de Vendeuil-Caply, dont nous ignorons encore le nom antique, est localisée dans une zone de contact entre deux cités de la province de Gaule Belgique, pratiquement à mi-chemin entre leurs deux capitales, Caesaromagus (Beauvais) au sud pour les Bellovaques et Samarobriva (Amiens) au nord pour les Ambiens.
Le site est connu depuis le XVIe s., époque à laquelle se sont développés les cabinets de curiosités en lien avec l’intérêt pour l’Antiquité romaine qui caractérise la Renaissance. Il est alors question de Vendeuil-Caply comme étant le « Pérou des antiquaires ». Le document le plus ancien le concernant date d’ailleurs de 1574. Les deux siècles suivants ont vu de nombreux érudits s’intéresser à l’histoire du lieu. Un premier catalogue des trouvailles, hélas perdu, semble avoir été rédigé en 1762. Il a donc s’agit durant trois siècles de « fouilles » consistant à terrasser afin de recueillir des objets.
Ce n’est qu’au début du XIXe s. que les premières fouilles de grande ampleur sont réalisées un peu partout dans la région, travaux qui s’accompagnaient d’ouvrages monumentaux sur l’histoire du Beauvaisis, liés cette fois à l’engouement général pour les Celtes. C’est d’ailleurs en 1843 que le premier plan de l’agglomération antique est dressé par l’Abbé Devic, établi à partir de quelques sondages et de traces de vestiges encore visibles dans le paysage.
Il faut ensuite attendre de nombreuses années pour que le site soit « redécouvert » grâce, notamment, aux prospections aériennes de R. Agache et F. Vasselle. Des campagnes de fouilles se déroulent alors durant plusieurs décennies avec le Révérend Père Noché, G. Dufour et D. Piton.
Plus récemment, entre 2008 et 2011, plusieurs campagnes ont permis la fouille, très probablement intégrale, d’une aire sépulcrale utilisée durant le Bas-Empire et le début du Haut Moyen-Âge, la nécropole des Marmousets ; cette fouille s’est faite sous la responsabilité de D. Piton.
Un secteur, localisé immédiatement au sud du grand théâtre, a fait l’objet de fouilles programmées entre 2012 et 2018, sous la direction de V. Legros, au sein, notamment, d’une zone dédiée au commerce et/ou au culte.
La création du service archéologique de la Communauté de Communes de l’Oise Picarde en 2019 a donné lieu, dès 2020, à la mise en place du Programme Collectif de Recherche Vecchia (Vendeuil-Caply, Cartographie, Histoire et Investigations Archéologiques), portant sur l’agglomération antique. C’est dans ce cadre, entre autres travaux, qu’une campagne de fouille programmée se déroule chaque année.
Vue d'une fouille de Bratuspantium vers 1800
par Thomas-Charles Naudet (1773-1810)
Plan de l'agglomération antique de Vendeuil-Caply
par l'abbé Devic (1843)
Implantation, étendue et organisation de l'agglomération
L’emplacement de l’agglomération en faisait très probablement une étape entre Samarobriva (le pont sur la Somme) et Caesaromagus (le marché de César). Deux voies sont attestées à proximité. A l’ouest, un axe de circulation permet de relier directement les deux villes. Vers l’est, la voie dite de l’Océan arrive de Senlis et se dirige vers Boulogne-sur-Mer via Amiens. Une troisième chaussée traverse la ville antique de Vendeuil-Caply. Arrivant de Beauvais, elle se greffe à la voie d’Agrippa au niveau de l’actuel village de Paillart. Elle a sans aucun doute joué un rôle des plus importants dans le développement de l’agglomération, au même titre que la rivière la Noye, qui coule vers le nord avant de se jeter dans l’Avre, affluent de la Somme, et qui longeait la ville à l’ouest.
La superficie de la ville est estimée à au moins 120/130 hectares, soit une surface importante pour une agglomération considérée comme secondaire. Elle peut être divisée en deux parties principales : une « ville haute » sur le Mont Câtelet, qui domine le site vers le nord-est, et une « ville basse » qui se développe sur la pente méridionale de cette colline jusqu’à la Vallée Saint-Denis et le pied du Calmont, ainsi que vers l’ouest, peut-être jusqu’aux abords de la Noye.
La seule vision du plan, constitué essentiellement à partir des photos aériennes et des prospections géophysiques, permet de se rendre compte de l’organisation générale de l’agglomération, qui n’est certes pas constituée d’îlots réguliers mais qui est flagrante. Elle est particulièrement visible grâce aux rues qui ont été détectées.
Pour l’heure, seule une toute petite partie de la ville a fait l’objet de fouilles, représentant un pourcentage infime de sa surface. Aussi demeure-t-il de très nombreuses interrogations tant au niveau de l’organisation et des fonctions de chaque insula qu’au niveau de la chronologie de la ville. D’ailleurs, il convient mieux de parler de chronologie au pluriel plutôt qu’au singulier. Certes, il doit exister quelques étapes communes à l’ensemble de l’agglomération, mais chaque quartier, chaque bâtiment, possède sa propre évolution dans le temps.
Localisation du site au sein des cités antiques et du réseau de voies
Plan général de l'agglomération antique au vue des fouilles récentes
Les différentes occupations du site
Les premières traces d’occupation réellement tangibles sont celles liées au camp romain, avec son système d’entrée caractéristique, d’une superficie comprise entre 12 et 18 hectares établi sur le Mont Câtelet. Il a été repéré grâce à un cliché de l’IGN de 1956, auquel se sont ajoutées les photographies aériennes de R. Agache en 1961, ce qui a d’ailleurs permis la redécouverte du site de Vendeuil-Caply quelque peu tombé dans l’oubli. Cependant, sa datation exacte demeure incertaine : Guerre des Gaules ou période augustéenne. Le rare mobilier recueilli lors des sondages effectués en 1958 par C. Dufour dans les fossés ne permet pas d’être catégorique à ce sujet. Si la seconde datation est la bonne, cela pourrait apporter quelques explications quant à l’implantation de la ville sur et autour de cette colline.
Aucune trace d’occupation de l’époque gauloise n’a été clairement mise en évidence. Aussi, en l’état actuel de nos connaissances, il semblerait que l’agglomération de Vendeuil-Caply soit, au début de notre ère, une création ex-nihilo. Il nous reste à découvrir, si ce n’est pas la présence du camp, ce qui a motivé une implantation urbaine à cet endroit précis.
La cité semble avoir connu une récession dès le milieu du IIIe s. ap. J.-C. Elle est sans doute entièrement abandonnée au tout début du VIe s. ap. J.-C. Là encore, nous ne possédons pas d’élément permettant d’expliquer cette désertification totale et le glissement de l’occupation vers le village actuel de Vendeuil.
C’est la parure monumentale de la ville qui est la mieux connue, même si nous n’en avons encore qu’une vision partielle. Les édifices publics se trouvent partout dans l’agglomération. Ils sont, généralement, construits à des endroits qui ne doivent rien au hasard. Il était primordial qu’ils se voient de loin, afin de montrer l’importance de la cité non seulement aux habitants eux-mêmes, mais également aux ruraux des alentours et aux voyageurs.
Vue aérienne du camp militaire romain photographiée par Roger Agache
Entrée du camp militaire romain photographiée par Roger Agache
Les monuments de la "ville haute" sur le Mont Câtelet
Un théâtre, appelé le Petit Théâtre, lui aussi reconnu grâce aux photographies aériennes, a été exploré entre 1956 et 1965 par G. Dufour et le Révérend Père Noché. Il avait un diamètre de 73 m pour une profondeur d’environ 50 m et présentait un plan classique pour ce genre d’édifice de spectacle. Il semble avoir été construit vers la fin du Ier s. ap. J.-C., peut-être aux alentours des années 70/80. Son aspect devait être assez rustique, il a été construit avec « des moyens limités » selon les fouilleurs, avec une mixité de matériau pour les gradins : en pierre vers le bas et en bois vers le haut. La partie inférieure de la cavea et de l’orchestra était taillée dans le substrat et la partie supérieure reposait sur un remblai de craie, matériau sans doute issu du terrassement effectué pour la construction de la partie basse de l’édifice. La scène mesurait 6,75 X 11,14 m et reposait sur un socle de calcaire, haut de 1,15 m, dont les trois faces visibles depuis l’orchestra étaient agrémentées de murets en petit appareil. La date de l’abandon ou de la destruction de ce théâtre n’est pas connue faute d’indices.
Un fanum est également présent à environ 300 m du théâtre, vers le sud. Leurs orientations générales sont différentes, ils ne semblent donc pas faire partie d’un même ensemble comme cela peut se rencontrer dans un certain nombre de sanctuaires par exemple. Construit aux alentours de 70 ap. J.-C., il adopte le plan typique des temples de tradition indigène, comme cela est particulièrement visible sur les photos aériennes, avec un portique encadrant une cella de 10, 50 X 12,20 m. Nous ne possédons, hélas, que peu d’éléments quant à sa décoration. Il semble être utilisé au moins jusque dans le courant du IVe s. ap. J.-C.
Vue aérienne du "Petit Théâtre" photographiée par Roger Agache
Vue aérienne du Fanum photographiée par Roger Agache
Les monuments de la "ville basse" dans la vallée Saint Denis
Un autre fanum, semblant présenter les mêmes caractéristiques que celui du Câtelet, et bien visible lui aussi sur les photos aériennes, a été repéré dans la partie orientale de l’agglomération. Il n’a fait l’objet d’aucune investigation archéologique.
Vue aérienne du Fanum de la ville basse
En 2023, la campagne de fouille a notamment porté sur l’extrémité septentrionale d’un vaste bâtiment repéré, une fois de plus, grâce aux photographies aériennes et aux prospections géophysiques. Cet édifice couvrirait une surface totale de 2240 m2 (32 X 70 m). Il est bordé au nord par une vaste esplanade de 22 m de large, dont il était séparé par un trottoir peut-être couvert à l’aide d’un portique, et à l’est par une rue se dirigeant sans doute vers le Mont Câtelet et ses monuments depuis le cœur de la ville. Seuls quelques mètres carrés en ont été fouillés, les sondages ont principalement porté sur son mur de façade, au nord, aussi est-il extrêmement délicat d’être catégorique quant à l’attribution d’une fonction à cet important édifice. Cependant, à la vue de certains éléments, nous avançons la possible présence d’un marché, un macellum ; il ne s’agit, pour l’heure, que d’une hypothèse de travail. L’organisation générale de ce vaste bâtiment, pour ce que nous pouvons en voir sur les photographies aériennes, correspondrait à ce type d’édifice, une vaste cour centrale encadrée de nombreuses pièces. L’accès s’effectuait depuis le nord. Il est matérialisé par une interruption, large de 2 à 2,50 m, dans la maçonnerie, massive et constituée de moellons en craie particulièrement bien taillés liés au mortier de chaux. Un niveau de destruction a été fouillé, correspondant à l’arasement volontaire du bâtiment vers le milieu du IIIe s. ap. J.-C. Celui-ci a, notamment, livré les fragments d’une inscription, malheureusement très lacunaire, pouvant correspondre à une quelconque dédicace au-dessus de la porte ou, seconde hypothèse, être associée à une fontaine toute proche.
Vue aérienne du supposé Macellum (marché)
L’emplacement de ce type d’édifice au milieu de l’espace urbain n’a rien de surprenant, c’est habituellement le cas dans bon nombre de cités. La finalité d’un tel bâtiment n’était pas uniquement commerciale. En effet, il existe plusieurs exemples de la présence en leur sein de tables de mesures, reflet du contrôle des édiles sur la régulation de la vie économique, notamment par la surveillance des poids et mesures.
Les alentours immédiats de cet hypothétique macellum sont particulièrement soignés, témoignage de l’attention toute particulière qui a été portée à l’environnement immédiat d’un édifice qui se devait sans doute d’en imposer. En effet, outre l’esplanade qui permettait d’accueillir une foule nombreuse, les rues environnantes étaient dotées de dalles en grès, aménagement inhabituel pour des chaussées surtout composées, dans nos contrées, de recharges de craie et de silex.
Un vaste sanctuaire est localisé au sud-ouest de l’agglomération, il ne couvrait pas moins de 7250 m2 (72,50 X 100 m). Il a été très partiellement observé lors de la campagne de fouille programmée de 2022. Il semble avoir été édifié peu après le début du IIe s. ap. J.-C. et abandonné entre les années 200 et 275. Cette fourchette chronologique très large quant à la fin de son occupation vient du fait que seuls quelques petits sondages ponctuels ont été effectués, ces derniers n’ayant pas livré suffisamment d’indices permettant d’affiner cette datation. C’est donc en partie grâce au plan issu des photographies aériennes et des prospections géophysiques que ce bâtiment a été interprété comme étant un sanctuaire dont l’organisation générale est comparable, en Gaule, à de nombreux édifices ayant la même destination.
Vue aérienne du grand sanctuaire
En effet, et même si ce type de bâtiment peut présenter des formes diverses, il en a les caractéristiques avec son péribole, ses galeries de façade, ses portiques, ses cours et son temple principal avec ses chapelles annexes présumées.Sa localisation, dans la partie méridionale de l’agglomération, n’est sans doute pas le fruit du hasard. Il a été construit le long de ce qui est probablement une des rues principales de la ville, ce qui le relie directement au Grand Théâtre situé à 300 m au nord-est. Edifié légèrement en hauteur, il était visible non seulement depuis la totalité de la cité mais également par les voyageurs arrivant depuis le nord et le sud par la voie reliant Caesaromagus (Beauvais) à la voie d’Agrippa. Il se devait d’en imposer et le but recherché a sans nul doute été atteint.
Mur mis au jour lors de la fouille du grand sanctuaire
Le monument public le mieux connu, et le seul visible actuellement, est le Grand Théâtre. Il a également été mis en évidence grâce aux photographies aériennes, bien que sa présence était pressentie dès 1937. Localisé au cœur de la ville basse, il est longé, à l’ouest, par la rue arrivant du sanctuaire (voie processionnaire ?). Le premier état date de l’époque flavienne et pourrait être contemporain de l’édification du Petit théâtre et du fanum de la ville haute. Le plan général se présente alors sous la forme d’un quadrilatère, d’environ ? X 65 m, au sein duquel, au sud, sont installées la scène, qui mesurait aux alentours de 4,70 X 6,90 m, et l’orchestra.
Vue aérienne du grand théâtre
La partie inférieure des gradins est agrémentée d’un petit autel, un sacellum, qui devait abriter une statue. Le théâtre est situé sur une pente naturelle d’environ 10 % et ses gradins ont été, en partie, taillés dans le substrat crayeux. C’est lors de la construction du deuxième état, vers 170-180 ap. J.-C. que cet édifice de spectacle adoptera la forme classique des théâtres gallo-romains, en fer à cheval. Il a un diamètre de 81 m et sa profondeur est d’environ 51 m. Il reprend sans doute une partie des éléments antérieurs tels que les gradins inférieurs en pierre en bas de la cavea, l’orchestra avec la scène et ses annexes, ainsi que le sacellum. A l’instar du précédent, cet édifice de spectacle devait être constitué d’une architecture mixte, en pierre et en bois, matériaux adaptés au lieu. Les maçonneries, d’aspect classique, sont d’excellente qualité. A titre d’exemple, le mur périphérique est en petit appareil calcaire avec de longues pierres aux angles. Sans doute pour rompre la monotonie d’un mur haut (hauteur estimée à 10 m), de triples arases de briques le décoraient à différents endroits. Elles sont purement décoratives, puisqu’uniquement présentes sur le parement extérieur.
Mur mis au jour lors de la fouille du grand théâtre
De nombreux éléments sculptés ont été mis au jour lors de la fouille du grand Théâtre. Ils ont été découverts répandus à terre sur le périmètre quadrangulaire de l’estrade qui accueillait les représentations. Les fragments qui nous sont parvenus constituent des ensembles lacunaires. En effet, les éléments lapidaires du théâtre ont fait l’objet de manipulations et de tri, de cassage et de concassage. Quoi qu’il en soit, ces « rescapés » fournissent une idée assez précise de ce que devait être l’ornementation de ce bâtiment.
Cet édifice majeur de la parure monumentale de la ville semble abandonné en tant que lieu de spectacle dans le courant du IVe s. ap. J.-C.
Autel du Grand Théâtre après restauration © L.Bontemps
Tête en haut-relief provenant da la fouille du Grand Théâtre
Base de colonne attique mise au jour dans le sacellum
L'habitat privé et les activités commerciales et artisanales de l'agglomération antique
Nous ne savons encore que très peu de choses à propos de l’habitat privé, des commerces et des ateliers qui devaient occuper la majorité de la surface de la ville. Les différentes campagnes de fouilles ont juste permis le dégagement très partiel de ces propriétés, qu’elles aient occupé quelques dizaines de mètres carrés ou, possiblement, des milliers. Quelques traces ont été retrouvées sur le Mont Câtelet, attestant que ce secteur n’était pas uniquement occupé par des édifices publics. Cependant, c’est essentiellement dans la ville basse qu’elles ont été mises au jour. Plusieurs d’entre elles se présentent sous la forme de parcelles en lanières, de largeur variable et potentiellement longues de plusieurs dizaines de mètres. La plupart du temps, seules les structures en creux ont été retrouvées. Il s’agit essentiellement de puits et de caves, qui se retrouvent en très grand nombre au sein de l’agglomération. Les premiers constituent la source d’approvisionnement en eau. Les secondes, compte tenu de leur densité, sont peut-être le reflet d’une forte activité commerciale au sein de la ville, dans la mesure où elles pouvaient servir au stockage de produits en attente de vente ou de transfert.
Cet aspect commercial a été plus particulièrement mis en évidence lors des campagnes de fouilles des années 2012 à 2018, dans un secteur localisé à proximité immédiate du Grand Théâtre. Elles ont notamment permis la découverte de boutiques dans lesquelles étaient vendus deux types d’objets en céramique : de la vaisselle culinaire et de table d’une part et d’autre part des figurines en terre cuite qui présentaient la particularité d’avoir conservé des traces de polychromie et qui constituent un ensemble remarquable.
Elles ont notamment permis la découverte de boutiques dans lesquelles étaient vendus deux types d’objets en céramique : de la vaisselle culinaire et de table d’une part et d’autre part des figurines en terre cuite qui présentaient la particularité d’avoir conservé des traces de polychromie et qui constituent un ensemble remarquable.
Ces boutiques ont été détruites par un incendie vers 170-180, événement qui a eu pour effet de retrouver ces objets in situ, ce qui facilite l’attribution d’un usage à une pièce ou un bâtiment, chose qui n’est pas toujours aisée au vu des remaniements qui intervenaient souvent après une telle destruction.
Pour l’heure, aucune grande propriété, telle qu’une domus dite « aristocratique », n’a été repérée, que ce soit en fouille ou par le biais des photographies aériennes. Il ne fait aucun doute qu’il devait s’en trouver au sein d’une agglomération de cette importance. A l’instar des observations qui ont été faites dans d’autres villes des environs, elles devaient côtoyer des habitats plus modestes au sein d’une même insula.
Il est cependant possible d’affirmer qu’il existait un véritable plan d’occupation des sols contrôlé par l’administration publique. En effet, le parcellaire mis en place lors de la création de la ville, et donc de son organisation spatiale, semble respecté durant plusieurs siècles.
Cave fouillée en 2025 dans un quartier d'habitation à proximité du Grand Théâtre
Cave fouillée en 2025 dans un quartier d'habitation à proximité du Grand Théâtre